L’Epipogon sans feuilles, Epipogium Aphyllum .L ou Ghost Orchid : une orchidée aussi jolie que rarement visible. Cette plante bénéficie d’une protection nationale en France.
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| Règne | Embranchement | Classe | Sous-Classe | Ordre |
| Végétal | Spermaphytes | Angiospermes | Monotylédones | Orchidales |
| Famille | Genre | Espèce | Floraison | Taille |
| Orchidacées | EPIPOGIUM | EPIPOGIUM Aphyllum .L | Juin à septembre | De 5 à 25 centimètres |
Epipogon sans feuilles, «Ghost orchid» dans la langue anglaise : Orchidée fantôme.
Gorges à l’ombre, bordures de torrents forestiers, tapis de mousses épais, forêts de montagnes fraîches et humides, hêtraies, pessières et hêtraies-sapinières à humus profond.
Plante vivace et géophyte qui ne produit pas de chlorophylle. L’ensemble des organes sont glabres.
Son rhizome peut être comparé visuellement à du corail. La persistance de ce système racinaire favorise l’apparition de touffes qui produisent de nombreuses hampes florales.
Tige florifère unique de couleur blanche et rosée.
Absence totale de feuilles : plante aphylle. En réalité, les feuilles, au fil de l’évolution, se sont transformées en trois à quatre petites écailles engainantes le long de la hampe florale.
Inflorescence en épi terminal lâche, composée de deux à huit fleurs.
Vu la taille de la plante, les fleurs, pendantes et odorantes sont assez grosses. On y retrouve les six tépales caractéristiques des Orchidacées, sauf qu’il ne se produit pas de résupination : le labelle est donc dirigé vers le haut.
Fleurs composées de cinq tépales libres à peu près identiques de forme lancéolée-linéaire et de couleur vert-jaunâtre. Le sixième tépale : le labelle, trilobé, est le plus imposant. Sa coloration n’est pas la même, Il est blanc translucide, ponctué de rose.
Éperon épais et court.
Gynostème jaune-verdâtre.
Fruits en capsules.
Le rendez-vous avec cette Orchidée reste un moment unique . L’Epipogon sans feuilles évoque la fragilité par la finesse de ses traits et sa taille réduite.
La délicatesse mêlée à la beauté de ses fleurs nous charment dès le premier coup d’œil. L’Epipogon sans feuilles conquiert notre attention et force notre respect. Son élégance et son originalité exercent sur nous une profonde attirance .
En effet, quand on découvre l’Epipogon, on se rend compte que cette plante ne possède pas de feuilles, parce que dans la réalité, elle se comporte comme un champignon pour se procurer de la nourriture voir plus haut : description. L’Epipogon vit en symbiose en fixant ses racines sur celles des Hêtres, des résineux et des Vaccinium (Myrtilles). On ne le considére pas réellement comme parasite car la relation est réciproquement favorable pour les différentes espèces associées.
Il existe une liaison subtile et mystérieuse entre l’Epipogon et la Racine de Corail que l’on peut rencontrer simultanément quelques fois dans les mêmes stations.
On dit que c’est une plante à éclipse. Il parait même que, certaines années, les fleurs peuvent apparaître sous terre. De l’autre côté de la Manche, elle est d’ailleurs appelée : Orchidée fantôme «Ghost Orchid».
Afin de compléter son originalité, les fleurs brandissent leur labelle vers le haut et non vers le bas comme la majeure partie des Orchidées. Il n’y a donc pas de résupination.
Autrement, c’est une espèce qui préfère un couvert forestier assez dense et l’Étage Montagnard, entre 400 et 1 800 mètres d’altitude, pour se développer pleinement. Elle réclame des sols à litière épaisse et une ambiance assez humide.
En France, sa rareté reste d’actualité sur l’ensemble des zones montagneuses : Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Rhônes-Alpes (les environs de Sallanches accueillent d’importantes populations ! ! !), Auvergne, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur et même la Corse. Son nom figure sur la liste rouge des espèces menacées et protégées au niveau national .
Pour le reste de l’Europe, sa présence est attestée dans presque toutes les montagnes en Allemagne, Suisse, Ex-URSS, Grande-Bretagne, Roumanie, Grèce…
Dans le reste du monde, ses habitats sont le Caucase, la Sibérie et le Japon.
En Franche-Comté, c’est un spectacle rarissime . En tout cas, c’est avec grand plaisir que nous vous présentons l’Epipogon sur le site Nocueill.
Nous tenons tout particulièrement à remercier nos amis botanistes de la SHNC qui nous accordé l’immense privilège de le découvrir en 2008 vers le Lac de Bonlieu alors que sa dernière mention à cet endroit datait de 1958.
La région de «La Petite Écosse» devient un bastion-refuge à l’intérieur du Massif du Jura pour beaucoup d’Orchidées trés rares en France (Orchis de spitzel, Liparis de loesel…).
Les mentions anciennes et récentes sont plus nombreuses sur le versant Est que sur le versant Ouest du Massif Jurassien.
Aujourd’hui, sa discrétion ne permet pas de juger exactement de son degré de rareté, mais on sait qu’elle est trés sensible aux boulversements du milieu comme la réalisation de déssertes, l’ouverture du couvert forestier et le fouissement du sol qu’il soit animal ou mécanique, etc.
Du Grec : Les botanistes anciens désignaient ainsi la plante en raison de son labelle dirigé vers le ciel et de l’absence de feuilles sur la tige.
Créé le : 11 Avril 2010 à 05:08
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Dernière modification à
19:00 20/03/2010
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